Valenciennes, nœud routier au XVIIIe siècle

  • Roger Desreumaux

Résumé

A Valenciennes, en 1779, les moyens de communication ne manquent pas. Le calendrier général du gouvernement de la Flandre, du Hainaut et du Cambrésis pour cette année là, signale divers services de messagerie au départ de la capitale du Hainaut français. La diligence part pour Paris (par Cambrai) tous les deux jours, pour Bruxelles (par Mons), Douai (par Bouchain), Lille, Condé, Cambrai et Le Quesnoy, trois fois par semaines, enfin pour Maubeuge, Tournai (par Saint-Amand) et Mons deux fois seulement. Le même opuscule précise le service de la poste aux lettres. Ces indications, et leur variation selon les éditions annuelles du « calendrier » sont intéressantes pour connaître l’organisation des services ordinaires de voyageurs au départ de Valenciennes. Mais ce n’était qu’une faible partie du trafic qui s’effectuait à partir de la ville ou transitait par elle. D’autres voyageurs venaient et d’en allaient par leurs propres moyens. Surtout les relations commerciales ne devaient pas manquer à une ville qui était, à la façon du XVIIIème siècle, un centre industriel.

Publiée
2016-04-30