La renaissance de l'archéologie dans l'entre-deux-guerres

  • Philippe Beaussart Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes et de son arrondissement

Résumé

Philippe Beaussart scrute les heurs et les malheurs de l’archéologie au cours de la période. La guerre marque une rupture, ce qu’illustre bien la mort en octobre 1914 sur le front de l’Aisne de Joseph Dechelette, l’auteur du Manuel d’archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine qui fonde l’archéologie moderne et scientifique. Certes, dans la région valenciennoise, deux chercheurs allemands G. Bersu et W. Unterzagt exécutent des fouilles incontestablement utiles à Famars et Bavay, mais au lendemain de la guerre, un nouveau départ est indispensable pour renouer avec une tradition savante. Comme la Société d’Agriculture a de fait disparu, c’est le Cercle archéologique qui reprend le flambeau à partir de 1926. L’ancien directeur du service archéologique municipal reconnaît que les fouilles restent rares, mais les travaux de recensement, de collectes de collections, de publications et d’expositions se multiplient et l’auteur de rendre hommage à de hautes figures du Cercle Adrien Carlier, plus tard Henri Guillaume, Robert Duée et le chanoine Turquin. La personnalité s’étant acquis la plus grande notoriété fut à l’évidence Louis Serbat qui devint président de la Société Nationale des Antiquaires de France. . Il n’en demeure pas moins vrai que localement, le mérite de l’archiviste valenciennois Maurice Hénault est grand puisqu’il créa en 1923 une vraie revue archéologique Pro Nervia.

Biographie de l'auteur

Philippe Beaussart, Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes et de son arrondissement

Ancien directeur du service archéologique municipal de Valenciennes
Membre du CAHV

Publiée
2018-03-24