Mémoires du Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires <p id="en_tete">Le Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes fondé en 1926 a pour objet de faire connaître la civilisation, l'histoire et le patrimoine de Valenciennes et du Valenciennois dans la longue durée , de la période la plus anciennement observable jusqu'à&nbsp; nos jours.</p> <p>Le CAHV ne s'interdit pas par ailleurs de travailler et de livrer son expertise sur l'ensemble des territoires ayant formé l'ancien comté de Hainaut. Membre actif de la Fédération des sociétés savantes de la Région du Nord, réprésenté dans le bureau de la Commission historique du département, le CAHV, qui rassemble des passionnés d'histoire et d'archéologie quelle que soit la nature de leur formation, a par ailleurs de longue date le souci de garder le contact avec les milieux de la recherche universitaire.</p> <p>Le Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes publie ses mémoires depuis 1930.</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes fr-CA Mémoires du Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes 1285-0969 1914, l'été meurtrier http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/870 <div class="t pg-1m0 pg-1x1 pg-1h2 pg-1y1 pg-1ff1 pg-1fs0 pg-1fc0 pg-1sc0 pg-1ls0 pg-1ws0">Jean-Marc Guislin brosse à grands traits une fresque des tragiques événements&nbsp;guerriers de l’été 1914 en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais. Il évoque les&nbsp;stratégies différentes des états-majors. La neutralité belge paraissait assurer une&nbsp;protection efficace à la France du Nord ; on imagine la sidération des gouvernants&nbsp;comme des peuples quand le Reich wilhelminien viola cette neutralité en&nbsp;envahissant la Belgique. Les exactions de l’armée allemande en Belgique qui&nbsp;accréditent le thème véhiculé par les Alliés tout au long du conflit de la « barbarie&nbsp;allemande », l’incroyable férocité de la bataille des frontières (5-25 août), on le sait&nbsp;aujourd’hui, firent que ces jours furent parmi les plus monstrueusement meurtriers de&nbsp;toute la guerre. Les villes de la vallée de l’Escaut tombent rapidement, à commencer&nbsp;par Valenciennes occupé dès le 25 août. Après la bataille de la Marne, ce qu’il est&nbsp;convenu d’appeler dans l’historiographie « la course à la mer » (16-18 octobre-11&nbsp;novembre 1914) fait rage en Flandre française et belge et marque la fin de la guerre&nbsp;de mouvement.</div> Jean-Marc Guislin ##submission.copyrightStatement## 2018-03-23 2018-03-23 14 2 Août-septembre 1914 dans un village du Sud-Valenciennois, Maing http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/871 <p>E. Desplats montre que les Maingeois gardent l’espoir d’une guerre courte&nbsp;; des communiqués officiels bien optimistes, la presse sous contrôle qui s’emploie à soutenir le moral des Français entretiennent dans un premier temps un relatif optimisme que tempère une inquiétude pourtant toujours présente. Dès le 22 août, la population voit passer le 127<sup>e</sup> RI basé à Valenciennes et les chariots des frontaliers fuyant l’avance allemande. Pendant six jours, le flot des unités allemandes plonge les habitants dans la stupéfaction et l’épouvante. L’héroïsme des jeunes Maingeois qui gagnent le France en passant au travers des lignes allemandes ou plus tard en passant par la Hollande prouve que l’accablement n’a pas privé les Maingeois de la volonté de continuer à se battre. E. Desplats met en valeur la noble attitude du conseiller d’arrondissement A Dangréaux comme celle plus connue du curé du village,&nbsp;&nbsp; l’abbé Delbecque fusillé le 17 septembre que M. Bauchond , on l’a vu, exalte du reste dans ses «&nbsp;Souvenirs&nbsp;».</p> Edouard Desplat ##submission.copyrightStatement## 2018-03-23 2018-03-23 14 2 La vie quotidienne à Thiant pendant la première Guerre mondiale au travers des écrits communaux de Henri Mallez, maire de la commune http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/872 <p>Michel Haussy propose une étude de la vie quotidienne des Thiantais en échenillant les 277 courriers rédigés par la maire de mai 1915 à mai 1918. Il souligne l’importance du rationnement et des prélèvements opérés par l’occupant&nbsp;: en 1916, les quatre-cinquièmes de la récolte de blé sont réquisitionnés. Par ailleurs, les œufs, les briques, le bois, le lait, les bovins, les appareils de photographie et même les bouchons de liège neufs sont razziés par l’armée d’occupation. . Nous rencontrons ici une version rurale du régime évoqué par M. Bauchond dans le cadre urbain. M.&nbsp; Haussy confirme que les peines de prison, les amendes, les procès-verbaux, les impôts de guerre pleuvent sur la population. Le comportement des troupes envers la population est relativement correct jusqu’à l’été 1915, puis les relations se tendent. M. Haussy apporte une note d’originalité en soulignant que tout au long de la guerre les occupants exigent des marques extérieures de respect de la part de la population comme de ses représentants. Le maire Henri Mallez doit dans sa correspondance intégrer ce code du respect.</p> Michel Haussy ##submission.copyrightStatement## 2018-03-23 2018-03-23 14 2 Le ravitaillement en territoire occupé (1914-1918) http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/873 <p>Jean Heuclin rejoint Michel Haussy sur l’analyse de tous les réquisitions infligées aux populations occupées, mais son texte a une tonalité un peu différente. Il observe que la question du ravitaillement ne peut résulter d’une simple lecture des témoignages du temps, mais doit traquer les principes économiques et financiers qui guident la politique des autorités allemandes. Le Reich a une vision très bureaucratique, on dirait presque planifiée de l’exploitation des territoires occupés. Le plan de Walter Rathenau proposé au Kaiser dès août 1914, plus tard le plan Hindenburg visent à une exploitation méthodique de toutes les ressources après une évaluation exacte des potentialités des territoires. Les Allemands créent des centrales d’achats avec le soutien des municipalités qui surtout dans un premier temps à leur corps défendant, ont joué le jeu de la collaboration économique avec l’occupant. Pour les édiles, il s’agissait de permettre à leurs administrés d’échapper aux pénuries les plus extrêmes&nbsp;; pour les Allemands il fallait absolument préserver la paix sociale sur les arrières de leurs armées, tout en envoyant dans une Allemagne maltraitée par le blocus naval la plus grande quantité possible de richesses prélevées dans le pays occupé. J. Heuclin reprend à nouveaux frais l’œuvre du <em>Committee for</em> <em>relief in Belgium</em> tout en proposant une périodisation. Il met aussi en évidence, ce que l’on dit peu pour cette période, l’ampleur du marché noir où de gros maraîchers et des propriétaires de grandes exploitations spéculent sur la misère de leurs concitoyens.</p> Jean Heuclin ##submission.copyrightStatement## 2018-03-23 2018-03-23 14 2 Faucher le blé en herbe http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/874 <p>Cette première partie du livre se termine par la galerie de portraits des jeunes artistes valenciennois soit fauchés par la guerre (René Mirland, Arthur Guillez ), soit sortis psychologiquement et durablement marqués par le grand cataclysme à l’image d’Albert Bottiau et d’Augustin Sallé. D’autres enfin comme Arthur Delfoly et Raoul Duniol ont été à ce point touchés par les horreurs vues et vécues qu’ils ont préféré mettre un terme à leur carrière artistique.</p> Jean-Claude Poinsignon ##submission.copyrightStatement## 2018-03-23 2018-03-23 14 2 La perception de Valenciennois par un occupant http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/875 <p>Le fonds Bauchond comporte un opuscule de Karl Rosner intitulé <em>Die Feindin</em> publié en 1917. La lecture du chapitre portant sur Valenciennes n’est pas de peu de prix. K. Rosner ne tarit pas d’éloges sur les grands artistes valenciennois, s’extasie devant la virtuosité des dentellières faisant courir leurs fuseaux «&nbsp;dans un cliquetis incessant&nbsp;». Le jugement n’est cependant pas univoquement favorable. Pour Rosner, «&nbsp;tout ce passé est maintenant révolu&nbsp;: les dentelles, Antoine Watteau et Jean-Baptiste Carpeaux... Il reste seulement des témoins silencieux dans les vitrines des musées&nbsp;» et d’opposer cette ville «&nbsp;paisible&nbsp;» qui manifeste une «&nbsp;résignation fatiguée&nbsp;» à «&nbsp;la vie allemande pleine de fraîcheur&nbsp;» marchant d’un pas décidé vers un avenir radieux... On ne s’étonne pas que tout en se défiant du nazisme, Rosner ait été proche du courant de la «&nbsp;révolution conservatrice&nbsp;» si actif au temps de la République de Weimar.</p> Karl Rosner Renée Carlin ##submission.copyrightStatement## 2018-03-24 2018-03-24 14 2 Le musée des Beaux-Arts au péril de l'occupant en 1917 décrit par Maurice Ruffin http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/876 <p>Le bureau du Cercle a également considéré qu’il était utile de porter à la connaissance du plus large public la relation que le peintre Maurice Ruffin a établie des œuvres encore exposées lors de sa dernière visite au musée des beaux-arts en juin 1917, alors qu’il s’apprêtait à rentrer dans la France libre. L’artiste ne manquait pas au demeurant de répartie. A un Allemand pétri de culture artistique qui lui confie que «&nbsp;l’art n’a pas de patrie&nbsp;», il réplique du tac au tac&nbsp;: «&nbsp;C’est vrai, mais les artistes en ont une&nbsp;».</p> Jean-Claude Poinsignon ##submission.copyrightStatement## 2018-03-24 2018-03-24 14 2 La reconstruction démographique, économique et urbanistique de Valenciennes et du Valenciennois dans un climat politique et social troublé (1918-circa 1930) http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/877 <p>Il revint à Philippe Guignet de synthétiser la reconstruction démographique, économique et sociale du Valenciennois, sans ignorer le contexte politique heurté du temps. La matière était surabondante. M. Guignet a tenté d’aller à l’essentiel. Le redressement du potentiel démographique fut rapide&nbsp;; la remise en état de l’habitat alla de pair de façon inédite avec les premières réalisations de l’habitat social que nous avons abordées à partir de l’observatoire fourni par la ville-centre (cité-jardin des cheminots et les Habitations à Bon Marché construites par l’Office municipal d’HBM). La «&nbsp;reconstitution&nbsp;» industrielle (terme préféré à l’époque, ce qui est significatif, à reconstruction) fut rondement menée après que l’occupant ait délibérément détruit nombre d’équipements. Tel est le résultat de la politique de la terre brûlée, du vide industriel mené par l’occupant qui s’accélère dans les dernières semaines de la guerre. En faisant référence aux importants apports de la thèse d’Odette Hardy sur les industries du Valenciennois dans le premier XXe siècle, M. Guignet a proposé quelques vues synthétiques&nbsp; De façon générale, le redémarrage fut impressionnant, mais il y eut des inégalités sectorielles. Le développement de la production de tubes fut triomphal&nbsp;; les charbonnages saccagées par l’occupant furent remis en état et modernisés. En revanche, le rétablissement de la sidérurgie quoique très réel se révéla plus difficile, tandis que l’on observe de grandes difficultés dans les verreries. Pendant ce temps le paysage politique de l’arrondissement se fixe avec des lignes de force qui ensuite évoluent peu pendant plus de cinquante ans après le désaveu en 1927 de la municipalité du socialiste Gustave Théry. Le clivage est net entre une ville-centre d’opinion radicale ou de centre droit et une périphérie dominée par la SFIO et de plus en plus le parti communiste.</p> Philippe Guignet ##submission.copyrightStatement## 2018-03-24 2018-03-24 14 2 La renaissance artistique, littéraire et musicale à Valenciennes (1919-1939) http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/878 <p>Jean-Claude Poinsignon fait redécouvrir la renaissance spectaculaire de la vie artistique et musicale. La paix revenue, la ville fait mémoire des morts par ses monuments. Une architecture nouvelle se fait jour. Au Musée, des expositions nombreuses et de grande qualité sont à noter, celle de 1934 fut particulièrement riche. Les fêtes presque somptueuses en l’honneur de Jean Froissart en 1937 furent l’œuvre du futur président du Cercle Paul Lefrancq en coordination avec notamment Adrien Carlier et la mairie. . L’auteur souligne aussi que le genre poétique, le roman, l’essai littéraire sont pratiqués avec bonheur par des hommes de lettres qu’il fait sortir de l’ombre. A côté de Jules Mousseron déjà connu avant la guerre, Florian-Parmentier, Manoël Gahisto et surtout André Mabille de Poncheville trop ignorés aujourd’hui méritent pourtant une pleine considération pour leurs œuvres.. Le domaine musical n’est pas en reste. Lorsqu’il fut placé à partir de 1914 sous la direction de Fernand Lamy, le conservatoire connût une période d’apogée. Les concerts symphoniques bénéficiaient de la présence d’un public nombreux. J.C. Poinsignon souligne <em>in fine</em> le rôle vraiment bénéfique de l’Union valenciennoise au sein de laquelle musiciens, peintres, sculpteurs, et hommes de lettres entretenaient de fructueuses relations.</p> Jean-Claude Poinsignon ##submission.copyrightStatement## 2018-03-24 2018-03-24 14 2 La renaissance de l'archéologie dans l'entre-deux-guerres http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/879 <p>Philippe Beaussart scrute les heurs et les malheurs de l’archéologie au cours de la période. La guerre marque une rupture, ce qu’illustre bien la mort en octobre 1914 sur le front de l’Aisne de Joseph Dechelette, l’auteur du <em>Manuel d’archéologie préhistorique</em>, <em>celtique et gallo-romaine</em> qui fonde l’archéologie moderne et scientifique. Certes, dans la région valenciennoise, deux chercheurs allemands G. Bersu et W. Unterzagt exécutent des fouilles incontestablement utiles à Famars et Bavay, mais au lendemain de la guerre, un nouveau départ est indispensable pour renouer avec une tradition savante. Comme la Société d’Agriculture a de fait disparu, c’est le Cercle archéologique qui reprend le flambeau à partir de 1926. L’ancien directeur du service archéologique municipal reconnaît que les fouilles restent rares, mais les travaux de recensement, de collectes de collections, de publications et d’expositions se multiplient et l’auteur de rendre hommage à de hautes figures du Cercle Adrien Carlier, plus tard Henri Guillaume, Robert Duée et le chanoine Turquin. La personnalité s’étant acquis la plus grande notoriété fut à l’évidence Louis Serbat qui devint président de la Société Nationale des Antiquaires de France. . Il n’en demeure pas moins vrai que localement, le mérite de l’archiviste valenciennois Maurice Hénault est grand puisqu’il créa en 1923 une vraie revue archéologique <em>Pro Nervia</em>.</p> Philippe Beaussart ##submission.copyrightStatement## 2018-03-24 2018-03-24 14 2 Historique des sociétés savantes à Valenciennes aux XVIIIe et XIXe siècles http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/880 <p>Dominique Elien présente les diverses sociétés savantes s’étant succédé à Valenciennes depuis le XVIIIe siècle, en s’attardant plus particulièrement sur une Société d’Agriculture, Sciences et arts si décisive au XIXe siècle pour la connaissance de laquelle les études manquaient à ce jour cruellement. Il complète son étude par les notices bio-bibliographiques des présidents de la SASA valenciennoise. Le point d’aboutissement de ces Mémoires ne pouvait être que la mise en lumière des conditions de l’épiphanie du CAHV, avant que ne soient campés les « pères fondateurs » du Cercle.</p> Dominique Elien ##submission.copyrightStatement## 2018-03-24 2018-03-24 14 2 La fondation et les fondateurs du Cercle archéologique et historique de Valenciennes en 1926 http://www.histoire-valenciennes-cahv.fr/Memoires/index.php/Memoires/article/view/881 <p>C’est majoritairement un groupe de Valenciennois implantés de longue date par leur famille dans le terreau social de la vieille métropole scaldienne qui décidèrent de créer de toutes pièces une société nouvelle. Le groupe appartient à diverses composantes&nbsp;&nbsp; des élites locales, même s’ils ne semblent pas appartenir aux milieux les mieux possessionnés de la ville. Les avocats jouèrent un rôle moteur dans la création du groupement aux côtés d’un pharmacien, d’un négociant en toilettes et d’un professeur de classes primaires supérieures. Idéologiquement, même s’il y a des exceptions comme le professeur Legros, ils relèvent du réseau des « catholiques sociaux » et même des hommes d’œuvres, encore si nombreux dans les villes du Nord de cette époque, réunis de longue date par des liens amicaux et rassemblés autour de Maître Bauchond. Ils se désespéraient de ne pouvoir réveiller la vieille Société d’agriculture, Sciences et arts dont ils avaient fait partie. Maître Bauchond est la figure de proue du groupe ; il exerce une sorte de magistère intellectuel et moral sur les fondateurs. Comme le premier volume de cet ouvrage est occupé par le journal de guerre de l’intéressé, ce tome XIV trouve un lien supplémentaire assurant l’unité de la publication. Même si les approches théoriques et problématisées ne sont pas à se yeux primordiales, Dominique Elien propose une approche historique en fin de compte assez nouvelle à partir d’une enquête généalogique très serrée. L’histoire des familles et l’histoire socioculturelle s’entrecroisent pour comprendre cette genèse de la société savante.</p> Dominique Elien ##submission.copyrightStatement## 2018-03-24 2018-03-24 14 2