Les résidences comtales

  • Ludovic Nys Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes

Résumé

Le Hainaut est un “ petit jardin ” (Venustissimus iucundissimusque Hannoniae Hortulus). Telle était la formule utilisée dans l’Orbis Terrarum (1582 de Georges Braun et François Hogenberg pour qualifier cette principauté que Froissart lui-même, parlant de sa terre natale, n’avait pas craint d’identifier à un “ petit pays ”. La vision du beau et plaisant jardinet de Haynault ceint d’un large mur ponctué de tours assimilées aux villes du comté, que dans la foulée nous en a proposée en 1598 Adrien de Montigny, sur l’une de ses superbes gouaches de ses albums, reflétait à vrai dire de façon plus qu’implicite la perception que l’on en avait à la cour de Bavière. La “ haize ” ou enclos constitué de branches tressées, devise adoptée dès les toutes premières années du XVe siècle par Guillaume IV/VI de Bavière et que portaient en pendentif les membres de la cour de Hainaut, renvoyait bien à la même idée d’un jardin clos sous protection divine, que reflètent par ailleurs certains types monétaires contemporains, le célèbre Ange d’or de Guillaume IV frappé à partir de la mort d’Aubert en 1404, de même que le double gros en argent, dit “ tuin ” (jardin). D’une superficie de quelque 5000 km2, aujourd’hui à cheval sur la Belgique et la France, l’ancien comté de Hainaut des Avesnes et des Bavière (1280-1428) (1436) se trouvait réuni sous une même couronne avec les comtés de Zélande et Hollande et la seigneurie de Frise, échus à Jean (II) d’Avesnes en 1299 à la mort de Guillaume, le fils du comte Florent.

Références

Nys, L.. (2016 ). Les hôtels urbains des comtes de Hainaut sous les Avesnes et les Bavière (1280-1428). Mémoires du Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes, 12(1), 67‑108.
Publiée
2017-11-05
Rubrique
Articles