• Etudes sur Valenciennes et le Valenciennois occupés et reconstruits (1914-circa 1930)
    Vol. 14 No 2 (2018)
    1ère partie : Eclairages nouveaux sur la grande Guerre dans la Valenciennois

     

    2e partie : Documents commentés sur Valenciennes en 1914-1918

     

    3e partie : Aspects significatifs de la reconstruction et de la renaissance de Valenciennes et de sa région (1918-circa 1930)

     

    4e partie – La renaissance d’une terre de sociétés savantes, la création du Cercle archéologique et historique de Valenciennes en 1926
  • Journal de l'avocat Maurice Bauchond édité, annoté et présenté par Philippe Guignet
    Vol. 14 No 1 (2018)

    L’avocat Maurice Bauchond (1877-1941) qui fonda en 1926 le CAHV a laissé d’importants « Souvenirs » de l’occupation allemande de 1914-1918 qu’il rédigea jour après jour, avant d’opter pendant l’été 1917 pour une rédaction par séquences d’une semaine à quinze jours. Ce journal que M. Guignet édite, présente et annote (plus de sept cents notes ont été composées) est au vrai d’une foisonnante richesse. On découvre certes dûment commenté par le diariste le long et lugubre cortège des réquisitions, des prélèvements et des rafles imposés par l’armée allemande. On y découvre des évocations émouvantes de tous les événements d’une vie quotidienne bouleversée par le tragique de la guerre. Il décrit sans complaisance mais avec empathie le désarroi de Valenciennois vivant au son du canon, des aéroplanes et à partir de 1917 des sirènes et des bombardements. Ce catholique fervent qui ne manque aucun office, même s’il se dit déconcerté par le caractère doloriste et culpabilisant de maintes prédications, révèle, ce que l’on souligne rarement, une ville continuant à vivre au rythme des dévotions traditionnelles (messes fréquentes, tour du Saint-Cordon, rosaire, conférences de Carême, fête de Jeanne d’Arc...). Devenu avant la guerre, en sus de ses activités au tribunal, administrateur de la Caisse d’Epargne et conservateur adjoint du Musée, il fournit des précisions de première main sur un musée des Beaux-Arts devenu le refuge de collections publiques et privées réunies par l’occupant à l’arrière du front en 1917-1918.

    Ce journal est parfois dérangeant en ce sens qu’il n’est pas en adéquation avec certaines des idées reçues véhiculées par l’historiographie. Il est incontestable que la pénurie frappant les denrées de première nécessité se fit de plus en plus rigoureuse surtout à partir de 1916, mais les étalages des magasins de luxe furent rutilants tout au long du conflit et ne désemplirent pas. M. Bauchond qui se veut un « vrai patriote », l’amoureux d’une France républicaine aux valeurs chevaleresques se tient à l’écart des emballements nationalistes de maints de ses contemporains. Ayant une vision multilatérale de la guerre, il a très tôt conscience de la mort de masse et d’une situation militaire bloquée : « Quand finira-t-on de se tuer ? C’est honteux , honteux, honteux » (22 avril 1916); « On est à bout, à bout, à bout, fatigué moralement et physiquement »(27 mars 1917). Proche du Sillon de Marc Sangnier, comme de l’abbé Lemire, le diariste adhère à un pacifisme d’essence évangélique, soutient les efforts de paix de Benoît XV si incompris en France comme en Allemagne. Il réclame « la paix, la seule paix chrétiennement possible, le pardon et la fin de la haine ». Il en arrive même en 1917-1918 à comprendre sinon à approuver les soldats russes refusant de continuer à participer au « carnage » (un mot qui revient sans cesse sous sa plume). Il reprend espoir quand des bruits de troubles et de grèves ouvrières dans une Allemagne affamée par le blocus parviennent en 1918 jusqu’à Valenciennes. Les peuples vont-ils imposer la paix à leurs gouvernants ?.

    Bref M. Bauchond présente un témoignage qui sort des sentiers battus. En lisant ces mémoires, on s’imprègne de l’horizon mental d’un homme d’une haute culture et pétri d’humanisme. Le diariste qui est un homme de son temps formé à la Belle Epoque a certes ses partis pris, mais en homme de bien, il rend compte avec probité de ce qu’il a vu et entendu dans une ville qui ne connut l’horreur des combats que dans les dernières semaines du conflit.

  • Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes - Mémoires - Tome XIII
    Vol. 13 No 1 (2017)

    Le 22 mai 1940, un incendie détruit la totalité des immeubles de la Place d'Armes de Valenciennes.

    A travers cet évènement douloureusement ressenti par la population locale, c'est une partie de l'âme et de la mémoire de la ville qui disparaît.

    A cette époque, la Cité située en zone interdite est sous la tutelle de l'Autorité administrative allemande. André Muffang, Commissaire à la Reconstruction, désigne Valenciennes comme l'une des premières villes sinistrées à reconstruire. Le plan de reconstruction de la ville et l'aménagement de son agglomération est établi sous Vichy par l'éminent architecte-urbaniste Albert Laprade. Il est reconnu d'utilité publique le 24 juin 1943 et vise à consacrer la ville comme capitale du Hainaut afin d'en faire, à terme le centre d'un nouveau département. Ce plan ne sera pas remis en question après guerre.

    Conter comment les pouvoirs publics issus de la Libération ont entrepris la reconstruction, c'est faire une histoire croisée : celle des difficultés économiques et financières auxquelles se sont heurtés les architectes et urbanistes; celle des rapports complexes entre le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme et la municipalité; celle des sinistrés confrontés aux impératifs d'une politique publique avec ses aspects administratifs et politiciens. L'inauguration de l'hôtel de ville par le Général de Gaulle le 26 septembre 1959 marque la fin de la reconstruction.

         Ce livre rend hommage à l'action des édiles qui se sont succédés durant toute cette période : Abel Posière, Adolphe Lefrancq, Aimé Laboureau, et enfin Pierre Carous. Il met en évidence les initiatives de l'architecte-urbaniste Albert Laprade, concepteur du plan qui restera juridiquement valable plus de vingt-cinq ans et celles des architectes en chef chargés de la reconstruction : Maurice Vandenbeusch puis Jean Vergnaud, disciple de Laprade lui-même, qui, gagné aux idées de Le Corbusier, infléchit le plan vers un projet scientifique et biologique plus centré sur l'Homme.

    Valenciennes fut la première ville remembrée de France en 1947; sa reconstruction ne se déroula pas comme prévu.

    Ce récit s'inscrit dans cette longue histoire permanente et récurrente de destruction, de reconstruction et de renaissance d'une ville qui veut affirmer sa prééminence sur un territoire

     

     

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  • Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes - Mémoires - Tome XII
    Vol. 12 No 1 (2016)

    Le 12 février 1926 était institué le Cercle archéologique et historique de Valenciennes. La fondation de la société savante à la place qui est la sienne s’inscrit dans le mouvement de renouveau d’une ville et de son arrondissement durement meurtris par la tragédie de la Grande Guerre ; le monument d’Alphonse Terroir à « la renaissance de Valenciennes et de sa région » qui orne la couverture du livre illustre cette réalité. Le comité du Cercle a souhaité commémorer ce 90e anniversaire en publiant un volume de Mémoires qui propose des regards croisés sur diverses facettes de l’identité valenciennoise. Ces traits spécifiques de l’existence

    collective de la région ne s’additionnent pas simplement, mais par le jeu des interactions qui se tissent entre eux construisent une identité qui se décline au pluriel.

    Ce volume ne prétend pas tout dire, mais propose un parcours thématique ordonné scandé par les contributions originales de quelques-uns des membres du CAHV avec le concours d’universitaires amis et souvent adhérents de la société. Cette « ville de l’Escaut et de la Rhonelle » (E. Desplats) fut un foyer de christianisation en liaison avec d’actives abbayes voisines dont la prestigieuse abbaye de Saint-Amand (C. Mériaux). Cette ville chère aux comtes de Hainaut (L. Nys) qui avait atteint un haut niveau de rayonnement au Moyen Âge devint aux temps modernes une fleur de pierre plantée au coeur du « pré carré » conçu et réalisé par Vauban (P. Mayeur) avant de devenir une capitale provinciale au siècle des Lumières avec des « intendants éclairés » comme Moreau de Séchelles (C. Glineur). Valenciennes fut un des épicentres de la révolution industrielle du XIXe siècle, tout en demeurant, ce que l’on sait moins, au coeur d’une riche région agricole s’accompagnant, il est vrai, de réels contrastes internes (P. Guignet). La ville eut sa société des Incas, comme Le Quesnoy de façon plus éphémère eut celle des Malabares (B. Debrabant). La vieille métropole scaldienne qui se targue d’être l’«Athènes du Nord » s’enorgueillit de ses nombreux Prix de Rome dont certains trop méconnus comme J.-F. Layraud (J.-C. Poinsignon).

     

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  • Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes - Mémoires - Tome XI
    Vol. 11 No 1 (2010)

    Offert à notre président d’alors, Paul Lefrancq, Conservateur de la Bibliothèque et des Archives de Valenciennes, le tome IX des Mémoires du Cercle, « Valenciennes et les anciens

    Pays-Bas » publié en 1976, célébrait le cinquantenaire de notre Société d’histoire et d’archéologie.

    Nous dédions aujourd’hui le présent ouvrage à Monsieur Robert Duée qui nous a quittés en 2006, président du Cercle.

    Cadre commercial dans l’industrie, il mena de front un bénévolat passionné d’archéologue et de numismate dans le vaste domaine des temps anciens, recueillant le témoignage des activités et de l’économie dans notre vieille province. Il participa entre autres efficacement aux fouilles de Bavay, Famars, Saulzoir, Fontenelle et en dernier lieu à Valenciennes, d’où il rapporta une précieuse documentation et un riche matériel déposés par ses soins au Musée des Beaux Arts.

    Le Cercle archéologique et historique de Valenciennes, fondé le 12 février 1926, succédait à la Société d’agriculture, des Sciences et Arts de valenciennes, tombée en déshérence et qui avait glané au XIXéme siècle les épis des moissons fécondes de l’humanisme et du progrès. Mis à la disposition du public à la Bibliothèque municipale dans une imposante série de volumes, ils sont toujours consultés.

    Les Mémoires de notre Cercle ne le sont pas moins. Ils témoignent de notre riche passé, de la vie de nos aïeux. Les relations écrites y affluent dans leur diversité, la précision du détail avec les ajouts des récentes découvertes.

    Affilié à la commission historique du Nord, le cercle l’est également à la Fédération des sociétés savantes du nord de la France dont il a publié les Actes du 48ème Congrès tenu à Valenciennes le 14 octobre 2007.

    Dans l’abondance, la recherche, la qualité des relations présentées dans cet ouvrage, que chacun y trouve bonne lecture.

     

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  • Une étonante et passionnante figure Valenciennoise, Le Père Lelièvre (1826-1889) et les fondations des Petites Sœurs des Pauvres à travers le monde
    Vol. 0 No 2 (1983)

    Comment j'ai connu le père Lelièvre?

    Ma rencontre avec le Père Lelièvre date de 1966. Alors que j'étais convalescent après un très grave accident de Santé, je dois aux Petites Sœurs des Pauvres de Valenciennes- Amies de toujours - la lecture du livre de Mgr Trochu consacré à Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres. 

  • Les étainiers du Haut-Escaut
    Vol. 0 No 1 (1978)

    Parmi les nombreux labeurs d'érudition assumés par Pierre Briffaut, il faudra faire désormais une place toute spéciale à ce livre sur les étainiers du Haut-Escaut. Cet ouvrage se recommande par l'importance de la documentation mise à contribution. L'auteur a échenillé les sources manuscrites aussi bien qu'imprimées ; par exemple, les rôles de capitation, les registres paroissiaux et les livres de compte corporatifs, lorsqu'ils subsistent, sont auscultés par le docteur Briffaut avec sa minutie coutumière.

    La consultation de ce livre peut donc se révéler utile à des «publics» très différents. Bien sûr, les collectionneurs trouveront dans cet opuscule les références qu'ils cherchent : nul doute que la reproduction des objets usuels, celle des poinçons et des signatures des étainiers des trois villes scaldiennes ne leur soient pain bénit. L'historien de l'art appréciera les descriptions d'objets, notamment celles des pichets cambrésien, valenciennois et tournaisien.

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