Après midi découverte du Valenciennois, Mortagne du Nord et Saint-Amand-les-eaux

Visite du musée des soeurs Fernig à Mortagne
Nous étions une petite vingtaine réunie sur la grand Place de Mortagne du Nord le dimanche 9 avril à 14 heure 30. Les membres du Cercle moins nombreux qu'à l'accoutumée nous ont dit en fin de journée n'avoir pas regretté leur après-midi. Les absents n'ont pas toujours tort, mais ce fut le cas en la circonstance. Nous fûmes accueillis par M. Bruyelle, directeur archéologique de Mortagne-du-Nord qui nous fit découvrir les richesses du musée des soeurs Fernig et de la Douane dont le Cercle assure l'animation.

Ce musée comporte une thématique diversifiée. Les sœurs Théophile et Félicité Fernig, aides de camp du général Dumouriez, sont les héroïnes de la petite ville. Elles combattirent notamment à Jemmapes. Mortagne est une ville de confluent puisque s'y rejoignent l'Escaut et la Scarpe. Il en résulte une longue tradition batelière enrichie par l'investissement d'une bonne part de la population active dans l'industrie du zinc aujourd'hui disparue. Cette bourgade forte aujourd'hui de 1600 âmes est une cité frontalière. C'est pourquoi une grande salle est réservée à l'évocation des activités des douaniers français et belges jusqu'à la disparition des frontières en Europe en 1993. Un plan mural doté de signaux lumineux permet de mesurer l'organisation spatiale des contrôles douaniers.


Visite du musée de la tour de Saint Amand
Notre premier groupe s'achemina ensuite vers Saint-Amand-Les-Eaux où l'attendait un ancien secrétaire du Cercle, M.Gérard Brigoo, qui par ailleurs joue le rôle de guide quand l'Office de tourisme ou un groupe d'amis comme le CAHV le lui demande. Il développa une présentation d'une érudition rigoureuse de la tour abbatiale en rappelant les circonstances de sa construction (1626-1640) et de sa récente restauration par les autorités municipales. Il décrit l'architecture de la tour, identifia toutes les statues qui ornent ce bâtiment. Il en montra la signification et la portée. M.Brigoo fit redécouvrir, ce que beaucoup de promeneurs ignorent, le plan de l'ancienne et prestigieuse abbaye bénédictine de Saint-Amand fondée au VIIe siècle et démolie à la Révolution. Une mosaïque composée dans les années 1970 montre l'ampleur des installations abbatiales. Vint ensuite la visite rapide mais toujours aussi instructive du musée de la tour qui comporte des objets religieux évoquant le riche passé de la ville. Ce qu'il y a de plus notable est cependant la collection de céramiques offrant un panorama complet de la production amandinoise depuis le XVIIIe siècle et les manufactures Desmoutiers-Dorez et Fauquez jusqu'à la manufacture du Moulin-des-Loups avec ses usines de Saint-Amand, Orchies et Wandignies-Hamage. Ces sites de production ont cessé leurs activités entre 1952 et 1954.
Visite du musée de l'historial de Saint Amand
L'après-midi se termina à l'Historial de Saint-Amand où pendant plus d'une heure, une responsable de ce musée associatif rattaché au réseau Proscitec (Patrimoine et Mémoires des Métiers) fit découvrir avec entrain le patrimoine industriel et familial amandinois dont même les voisins valenciennois ne mesurent pas souvent l'exceptionnelle diversité au temps de l'apogée (tannerie, industrie textile, bonneterie, chaîneries, brasseries, distilleries, faïenceries, moteurs Aubier et Auher et Dunne qui équipèrent un avion léger, le Pou du Ciel). A 18h30, vint le moment de regagner l'Athènes du Nord.